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jeudi 27 octobre 2016

Le vin une longue histoire

 A propos de la conférence  des Lundis de Maguelone
  
 Octobre 2016
                                                                   
                                                   Le vin, une longue histoire.

                                   Le cycle des conférences de Maguelone est relancé, avec, pour cette rentrée 2016-2017 et pour ce temps de vendanges, le thème bien choisi par le conférencier Monseigneur Debergé, du vin dans la Bible. Il avait choisi de nous citer de nombreux passages pris dans l’ancien et le nouveau Testament, car le vin c’est une vieille histoire…

                                  Sauvage, la vigne apparut sur les rives de la mer Caspienne et sa culture par l’homme serait antérieure à l’écriture. Quant à la vinification, son invention remonterait à 4600 ans.
                                  Rien d’étonnant donc que la vigne soit citée 54 fois dans la Bible et le vignoble 87 fois. Aucune surprise si elle devient « la force de Dieu et des hommes » et si le psaume chante « le bon vin réjouit le cœur de l’homme ». Oui, mais une suspicion naquit vite de cette aventure et Noé qui fut peut-être le premier  viticulteur ne sut pas boire avec modération et, fin saoul, se retrouva tout nu devant sa tente et ses fils. Le plus jeune le regarda attentivement, les deux ainés préférèrent aller vers lui…. à reculons. Cela n’empêcha pas la vigne de rester le symbole du peuple de Dieu et le vin d’être le sang du Christ.
                                    Mais la vigne, c’est aussi le travail, car il ne suffit pas de planter le cep. Il faut attendre des années sa production de raisin, puis s’occuper de son entretien tout au long de l’année ou presque. Et la vinification, que les Grecs n’avaient pas su mener à bien, ne fut correctement réalisée que par les Romains qui comprirent qu’elle devait s’entourer de beaucoup de précautions.
                                   Précautions aussi pour sa consommation, comme le conseille déjà aux chrétiens, Saint-Paul : « Ne soyez pas irréfléchis, ne vous enivrez pas, le vin porte à la débauche et rend l’homme stupide ».
                                    Il n’empêche que le vin va rester substance sacramentelle. Il est donc « juste, équitable et salutaire de l’aimer » ,avec modération tout de même, si nous ne voulons pas vivre à notre tour, la sotte situation de Noé….


R.S


vendredi 18 mars 2016

Quand parle et chante Marie Rouanet

Chronique ce ce diable de Robert Scotto


                                          Quand parle et chante Marie Rouanet

« Je suis de la terre et je parle des choses de la terre » dit Saint Jean, et Marie Rouanet reprend ce concret périssable dans toute son œuvre. Et quelle œuvre ! Des livres par dizaines, tous inspirés de foi chrétienne. Ecrivain de talent, fille du pays occitan à l’accent « d’ici » posé et chantant, elle fut la conférencière du lundi 7 mars à Maguelone. Dans les travées de chaises du grand hall une foule l’attendait, féminine en grande majorité.
Marie Rouanet devait nous parler de spiritualité chrétienne. Elle avait choisi de le faire à travers de très nombreuses et longues citations tirées de plusieurs de ses livres et surtout de cet « Ordinaire de Dieu »qui reste sans doute l’un de ses plus éclatants succès.
Mais comment a-t-elle débuté dans cette activité de « femme de lettres », en pleine époque matérialiste ? Le plus simplement du monde à l’en croire, parce qu’un jour de sa jeunesse lycéenne, à Béziers, l’aumônier qui l’avait déjà éveillée à l’Evangile et à la beauté du rite, lui demandât d’essayer d’écrire quelques pages sur cette spiritualité chrétienne.
En fait, un livre de méditation ! Il faut croire que l’aumônier savait déjà que Marie Rouanet en était fort capable .Et il ne se trompait pas. Les « quelques pages » ouvrirent une carrière qui se poursuit avec le même bonheur. Aujourd’hui Marie Rouanet, certes connue dans notre diocèse, l’est tout autant au-delà et les plus grands éditeurs mettent leurs presses à son service. La librairie Maguelone avait d’ailleurs, ce jour-là, amplement refait son stock.
Soudain, inattendu et harmonieux un chant s’élève sous la voute du hall, c’est la voix de Marie, l’auteur, qui chante en occitan, ce qui ravit une assistance déjà largement conquise et qui n’attend que l’instant qui permettra de recueillir sur ses bouquins l’autographe de tradition.
Marie Rouanet, pas seulement écrivain mais journaliste, a aussi ,pendant des années offert au public de précieuses chroniques sur ce quotidien qui fait nos vies ,que nous soyons chrétiens ou pas .Elle publiait dans le magazine « Prier » où elle demandait au lecteur de renoncer à l’aveuglement dans lequel nous nous complaisons parfois .
En ce carême 2016 finissant, en nous appuyant sur ces œuvres de Marie Rouanet, n’est-ce pas l’heure de l’imiter à notre tour quitte à serrer notre tête à deux mains pour méditer sur notre vie et notre foi d’aujourd’hui ? Saisissons cette belle occasion.


Robert Scotto 

vendredi 5 février 2016

La Famille rêve de Dieu Robert Scotto

Chronique de ce diable de Robert Scotto

Famille nouvelle, orientations à Pâques.

« La famille rêve de Dieu » nous dit Mgr Carré, archevêque de Montpellier, ce soir-là, à la Maison diocésaine en ouvrant sa conférence-conversation avec Marie-Pierre Teisserenc, responsable de la pastorale de la famille en Hérault. Trois salles communicantes furent ouvertes pour accueillir la très nombreuse assistance. Cette expérience fut renouvelée deux heures plus tard, pour satisfaire tout le monde, après une brève rencontre autour d’un buffet vin-fromage servi dans le grand hall.
Mais pourquoi ce thème choisi de la famille ? Elle n’est pas chose nouvelle. Dans l’antiquité romaine, elle comprenait l’ensemble de la parentèle. La « familia » regroupait même, autour du pater familias, chef et patron, serviteurs et employés de la maisonnée.
Comme du reste autour de nous, au cours des siècles, l’évolution naturelle a joué son rôle. Le bien connu « Familles, je vous hais », cri lancé par  le secrétaire d’André Gide, en 1892, n’est pas oublié bien que l’essai qui le portait ne se fut vendu qu’à cinq cents exemplaires, cri qui fit tintamarre.
Aujourd’hui chacun de nous peut constater que les familles ont perdu beaucoup de leurs repères. A tel point que le Pape François a réuni fin 2015, un synode tout spécial pour « réfléchir » à ce qu’il convenait de faire, afin que cette « cellule-base » de notre société continue à jouer le rôle essentiel qui fut toujours le sien. En deux mots : moderniser la famille du XXI siècle.
Témoignages et propositions des évêques furent donc entendus au Vatican, et les discussions, nous confie Mgr Carré, vice-président de la conférence des évêques de France, furent parfois ardues.
Rien d’étonnant à cela car les sujets évoqués font rarement unanimité sur la façon de les traiter. En quatorze points, le synode a examiné les problèmes du couple moderne désuni, des familles éclatées, recomposées, des divorcés dans l’Eglise, du sort des enfants tiraillés, du mariage pour tous… et hélas aussi, de l’affaiblissement notoire de l’importance du sacrement de mariage, avec une « préparation » pas toujours parfaitement adaptée.
Que le débat des évêques devant le Pape n’ait pas toujours été facile, ne peut surprendre personne.
Cependant le synode parvint à s’accorder sur un texte de synthèse au cours  d’une séance que présidait Mgr Carré, et qui fut soumis à un vote.
Le Pape François doit maintenant prendre ses décisions et nous donner ses orientations pour l’avenir à propos de ces problèmes forts délicats. Nous les connaîtrons fin mars, au temps de Pâques, symbole chrétien le plus puissant.
                                              

                                                                  Robert Scotto.

dimanche 20 décembre 2015

conférence de Colette Nys-Mazure Robert Scotto

Chronique de ce diable de Robert Scotto

la chronique de Monsieur Scotto

Je ne saurais trop recommander à ceux d’entre vous qui n’auraient pas pu écouter Colette Nys-Mazure tenir la  conférence des « Lundis de Maguelone » du 7 décembre de lire son livre intitulé « Cette obscure clarté ».Surtout à ceux qui avancent en âge. S’ils le font ils se retrouveront entre les pages  et dès les toutes premières.
« Plus de clarté »disait Goethe à l’heure de sa mort ; « ouvrez grand les volets ».On s’extasie devant cette soif de lumière qui peut tout autant nous « tomber des étoiles »ou tenir dans un mot d’enfant, de nos petits-enfants.
Certains hommes, dans un passé pas très lointain ont cru avoir éteint les étoiles, éteint les lampes et remplacé les religions. Nous savons qu’ils se sont trompés ; la clarté est toujours sur nous et nous continuons d’avancer grâce à elle.
Quand on pense aux étoiles, la poésie ne peut être bien loin. Dans l’écrit et la parole de Colette 
Nys-Mazure c’est même tout le contraire. La poésie, le rêve l’aident et la consolident dans le « champs intime. »Elle suscite un »plus d’être ».
Or pour le poète comme pour le philosophe, pas d’âge limite, pas de retraite et pas vraiment besoin de se détourner du ciel, ni de la vie.
Ce n’est pas seulement le poids de l’âge, la maladie qui abiment la vie, c’est trop souvent le fait de renoncer à réaliser encore et pour toujours le rêve que nous portons. Mais comment faire ?
La recette tient en trois mots : lire, observer le monde, tenir parfois un tout petit rôle dans notre société, modeste mais réel. C’est possible, à tout âge. Ceux qui font cette expérience vous le préciseront. L’art de la vie est dans notre tête, usez sans cesse de votre réflexion, ne cessez pas d’aimer.
Dans le livre proposé, figure l’exemple de Michel Bouquet, prestigieux acteur qui incarne si bien le refus panique de cesser de « vivre ». Jusqu’à l’extrême.
« Inventez la vie » le plus longtemps possible, passionnez-vous, admirez, savourez le monde, faites entrer les poètes dans votre existence qui « s’axe ». La poésie vous aidera à franchir les moments difficiles avec certaines joies de vivre, malgré tout.
Si elles nous font défaut, nous allons les retrouver, leurs petites flammes sont tout au fond de nous. Pas de voies compliquées.Regardons nous vieillir,levons les yeux vers les étoiles dans le ciel obscur.Nous ne changerons pas la réalité d'aujourd'hui ni la gravité du départ mais cela peut nous aider à rester heureux aux côtés des autres,jusqu'au bout,sous cette clarté diffuse que le créateur a placé sur nos têtes d'enfants...ou de "troisième et quatrième âges."
Et pas besoin de beaucoup de courage pour cela,une dose de poésie peut très bien suffire.
Essayez donc,amis?

Robert Scotto

mardi 6 octobre 2015

"Dieu,les affaires et nous" Jean d'Ormesson Robert Scotto

Chronique de ce diable de Robert Scotto


Un livre politique de Jean d’Ormesson

«  Dieu, les affaires et nous », 
c’est là le dernier livre paru de notre délicieux académicien Jean d’Ormesson. Cette fois, il nous surprend un peu car il n’est pas du tout de la même veine que les précédents. Cette fois, l’ironie remplace l’humour habituel. Une ironie parfois amère et même par moment agressive.
Jean d’Ormesson écrit un livre très politique. Nous l’oublions, mais cet écrivain est aussi un journaliste - il a dirigé le « Figaro » et en a été souvent l’éditorialiste. Il se veut ni de droite, ni de gauche. Ses six cent pages (éditeur Robert Laffont), constituent une chronique d’un demi-siècle d’observation des évènements de notre pays et, à ce titre, une œuvre de référence, très riche et, comme d’ habitude, rédigée dans un français agréable et facile.
Politiquement, il ne s’en cache jamais, il est de « droite », mais avec une intelligence plutôt de gauche, tolérante mais pointue ; celle d’un homme qui se serait très bien intégré à la France agissante et remuante du dix-neuvième siècle.
Pas de doute, l’auteur de ce gros volume, chrétien averti, a pourtant subi lui aussi la fascination d’un socialiste qui laisse, lui aussi, sa trace dans notre histoire. D’Ormesson n’a pas détesté François Mitterrand dont il reconnait l’habileté politique tout autant que la culture et le courage. Il ne va pas jusqu’à applaudir tout son règne, qui a duré 14 années, ni à accorder louange au parti qu’il recréa. Mais l’homme de la gauche plurielle et du programme commun ne lui a pas déplu autant que nous aurions pu le croire.

Robert Scotto

mardi 2 décembre 2014

De mon presbytère aux bagnes nazis Claude Gavach

         
       Chronique de Claude Gavach

De mon presbytère aux bagnes nazis.



 Mémoire d’un prêtre déporté en Allemagne.



Abbé Paul Parguel.



149 pages




Curé fondateur de la paroisse Sainte Bernadette au nord de Montpellier, le Père Paul Parguel a été déporté dans des camps nazis de mars 1944 à mai 1945. Pour marquer le 70e anniversaire de l'épisode qui a marqué ce prêtre remarquable, la paroisse de Sainte Bernadette vient de rééditer le livre qu’il a écrit, trois mois après son retour.

Témoignage d'une brûlante vérité ! Avec une précision hallucinante des détails, le père Paul Parguel relate ce qui a connu et enduré, lui et ses compagnons : la faim, le travail harassant, le froid, les coups, la cruauté des gardiens, la maladie, la dégradation physique et la présence oppressante de la mort au quotidien.

Témoignage aussi d’un prêtre qui dans l'enfer des camps demeura héroïquement fidèle à son apostolat. Il apportait le réconfort moral à ses compagnons, croyants ou non croyants. Il célébrait des messes clandestines où il distribuait la communion, avec comme hosties, des fragments de pain prélevés sur sa propre ration.

Un livre à lire absolument !

On peut se le procurer à la librairie de la maison diocésaine.

Claude Gavach

dimanche 10 août 2014

Qui suis-je pour juger?

 Chronique de Claude Gavach



« Qui suis-je pour juger ? Confessions d’une catho républicaine ».
par Frigide Barjot
Editions Salvator, 2014, 203 pages.
 Elle s’est vaillamment illustrée lors des manifestations contre le mariage homosexuel qui ont rassemblé des centaines de milliers de personnes. Frigide Barjot était l’icône médiatique de la manif pour tous. Mais au moment même où le Parlement adoptait la loi Taubira, elle était démise du leadership d’opposante. Et elle disparaissait de la scène médiatique.
 Pourquoi cette éclipse subite ? Quelles sont les convictions qui l’ont animée et qui l’animent toujours. Dans ce livre, où elle s’explique en profondeur et en vérité, elle confesse une étonnante profession de foi : « Je suis une prolétaire de Jésus. J’appartiens en vérité au vaste peuple de Dieu… J’appartiens avant tout à Celui qui m’a donné la vie. J’ai dû frayer ma voie avec pour seul guide la Croix et comme unique boussole l’Eucharistie. C’est pour cela que, désormais, je crois, au delà de la Croix. »
Claude Gavach